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Revue "France Photographie" - Viva la muerte, de Jean-Pierre Claircy

Viva la muerte, de Jean-Pierre Claircy

 CHFP-0310_Viva_muerte_JP_Claircy_2014.jpg

Analyse parue dans "Cahier d'analyses 2016", une publication de la

Fédération Photographique de France.

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Cette scène est centrée autour d'un feu, un engin pyrotechnique probablement, dont l'importance spatiale que lui réserve l'auteur en présumerait une importance sémantique. L'élément est pourtant illisible par manque d'informations, réduit à une tache blanche et grise, à des artefacts disgracieux, bref à une vaste zone surexposée - corrigée ? - dont les aplats sont difficiles à assumer dans une photo descriptive.

Photo pourtant fort bien exposée pour les autres zones. Le feu de Bengale remplit parfaitement son rôle d'éclairagiste. Il hiérarchise acteurs, spectateurs, squelette, tout en diffusant ses fumées pour dramatiser l'action. Avec une réserve concernant le spectateur fantôme à droite, présent sans l'être, et qu'un recadrage en 4/3 aurait pu éliminer, tout en rééquilibrant l'image par la même occasion.

Le photographe a bien rendu la fête, thème du challenge. Tambours et cymbales, élans et danses. La photo est sonore, lumineuse, dynamique. Si l'homme en génuflexion triomphale souffre de l'ignescence qui lui fait face, la femme, elle, est captée dans l'expression extrême de son exaltation et constitue le centre d'intérêt indéniable de la scène. Le feu la sert bien, ainsi que la nuit sur laquelle se détache sa jaculation. La gestuelle des musiciens vient rythmer les réjouissances. Le tambour placé au premier plan dit adroitement l'importance de la musique dans cette composition.

¿Viva la muerte? L'allégorie de la mort paraît bien pâle et effacée au sommet de la pyramide. Mais pourquoi une soucoupe volante , feux d'atterrissage allumés, aux côtés du trépas ? Un clin d'œil vers un possible au-delà ?

Si la relation avec le titre manque de conviction, la description de la dimension festive est en revanche réussie.

Août 2015

Bernard Kuhn



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